Histoire

Le Dr. Marshal Cahill est le directeur d’un institut de recherches scientifiques renommé. Il apprend que son propre fils, qui est sur le point de recevoir un prix pour ses recherches en chimie, a en fait volé les travaux d’un ancien membre de l’institut, feu le Dr. Carl Finch. Le père décide d’éliminer l’importun qui a découvert la supercherie et qui vient de lui en faire part, le Professeur Nicholson. Ce soir-là, le Dr Cahill mène des exercices de tactiques militaires en pilotant une simulation qui se déroule dans une salle de guerre. De nombreux témoins sont présents dans le bâtiment et s’occupent consciencieusement pendant que le directeur est seul dans son local. Il a programmé un robot pour piloter la simulation à sa place. Il va ensuite emprunter une voiture de fonction puis rouler jusqu’au domicile du Pr. Nicholson. Celui-ci sort de chez lui, est ébloui par les phares et se fait renverser juste à côté de son garage. L’impact a créé une déformation du capot. Pour le masquer, le Dr Cahill va ensuite intentionnellement reculer trop vite avec sa propre voiture afin de simuler un accrochage involontaire.

AVIS

C’est l’épisode à cacher et à ne surtout pas montrer si on veut convaincre quelqu’un que, même en 2021, Columbo, c’est bien. Est-ce le côté science-fiction, les robots, les gros ordinateurs avec des lumières clignotantes qui lui donne ce petit côté suranné et ridicule ? Où est-ce que parce qu’aujourd’hui, nous sommes encerclés de smartphones, de PC portable, d’intelligences artificielles et autre réalité augmentée que l’épisode est ridicule ? Est-ce que dans les années 70, cet épisode était à la pointe de la technologie ? J’ai un doute.

C’est l’un des épisodes lesplus mauvais de la première période de Columbo (la palme étant décernée à La montre témoin et à ses moments What the fuck.). Et pas seulement à cause du robot (enfin, si, pour une grande partie). L’intrigue ne suit pas, les personnages sont mal écrits. Surtout Margaret Nicholson, l’épouse de la victime, qui ne pleure pas à la mort de ce dernier, qui a l’air de s’en foutre royalement, qui réagit comme si tout cela ne constituait qu’un aléa administratif. Pire, elle refuse catégoriquement de répondre aux questions du lieutenant, qui pour la coup a perdu sa niaque. On l’a vu harceler des témoins, on l’a vu menacer un détective privée de complicité de meurtre pour avoir des réponses. Ici, il passe outre. Et les raisons du silence de Margaret sont incompréhensible. Est-ce aussi simple que la confidentialité patient/thérapeute ? Y-a-t-il autre chose derrière ? Quel est le lien qui unit Neil et Margaret ?

Les mêmes interrogations se posent quant au criminel, le Dr Cahill Marshall, génie, qui dirige un institut peuplé de génie. Passons l’interprétation amorphe de José Ferrer, oscarisé, et qui livre ici un jeu apathique et ennuyeux. Ce qui est pire, ce sont les indices et l’exécution du meurtre. Pour un génie autoproclamé, c’est décevant. Pourquoi transporter le corps ? Pourquoi faire croire à un vol et préparer la scène de crime comme si la victime prenait un verre avec un ami ? Tout cela n’a pas de sens.

Dans Dossier Columbo, de Mark Dawidziak, on apprend que Columbo adorait l’indice de l’allumette. Oui, les déductions sont bonne mais quand tout le reste est si médiocrement présenté, cela ne rend pas pour autant l’épisode meilleur.

2 moments sont toutefois intéressant dans l’épisode. Le premier est lorsque Columbo démontre que MM7 aurait opérer l’ordinateur tout seul.

Il ne laisse pas d’empreinte, il n’avouera pas, même sous la torture, inutile de lui garantir l’immunité s’il parle.

Dr Cahill à propos du robot

C’est déjà un intéressant problème de morale mais c’est aussi à mettre en relation avec les méthodes parfois limites du lieutenant.

Le second moment est à la fin, lorsque Columbo évoque le mobile du meurtre : « le père aime le fils ». Malgré la pression, les exigences et tout ce que la froideur de leur relation laisse suggérer, le père est allé jusqu’à commettre un meurtre pour protéger son fils.

Robby le robot

En ce qui me concerne, j’ai aussi du mal avec Robby, le petit robot. Si je trouve cet épisode peu crédible, c’est en grande partie à cause de lui. Il faut dire que cadrer sur ses mains-pinces frappant plusieurs touches à la fois alors qu’il est censé programmer un logiciel de simulation de troisième guerre mondiale est un peu dur à avaler. Je pense qu’à peine l’épisode diffusé, MM7 (aka Robby le robot) était déjà dépassé.

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Robby le robot à la lecture du paragraphe précédent

J’ai du mal à croire que Robby se soit acquitté de cette tâche sans éveiller la curiosité ou la perplexité de la salle de commande mais passons. On va faire comme si cet empoté de robot a donné le change. Après tout, ce n’est pas sa première apparition, le bougre a déjà tenté par le passé de dominer la terre et ses habitants. Robby le petit robot a commencé sa carrière dans Planète interdite en 1956. Depuis, il est apparu dans une dizaine de films et de séries, que ce soit avec un vrai rôle ou en guise de clin d’œil.

Le paragraphe qui suit est un extrait de sa page Wikipédia :

Après sa première apparition dans Planète interdite, Robby plut tellement au public qu’il passa l’année suivante du rôle de personnage secondaire à celui de personnage principal, en tant que compagnon d’un petit garçon dans Le Cerveau infernal  (The Invisible Boy) en 1957. Toutefois, ce film à petit budget et au scénario très médiocre ne rentrera même pas dans ses frais, sonnant le glas de la carrière de Robby en tant qu’acteur de premier plan.
Depuis, Robby est devenu une figure légendaire de la science-fiction et enchaîne les caméos au cinéma comme à la télévision. Le Robby de Planète interdite fut vendu en 1971 à un musée, le Movie World à Buena Park en Californie, et deux répliques furent construites à partir des plans originaux de la MGM en 1972, permettant au robot de continuer à apparaître sur les écrans. À la fermeture du musée dans les années 1980, le robot original ainsi que sa voiture et ses accessoires ont été acquis par le cinéaste William Malone. Malone constata que Robby était tombé dans un état de délabrement avancé. Ayant construit la toute première réplique de Robby en 1973, Malone put restaurer soigneusement le robot dans son état d’origine en utilisant des pièces de rechange que les constructeurs d’origine avaient stockées dans les boîtiers de scène de Robby environ 25 ans plus tôt. Robby le Robot est resté dans la collection de Malone pendant de nombreuses années jusqu’à ce qu’il soit finalement vendu par Bonhams Auctioneers à New York le 21 novembre 2017, pour 5.375.000 $ US à un collectionneur privé, s’adjugeant le record du plus cher objet de cinéma jamais vendu aux enchères.
En 1997, une société californienne, Fred Barton Productions, a obtenu la licence pour commercialiser des répliques grandeur nature.
Depuis 2004, Robby figure au Robot Hall of Fame de l’université Carnegie-Mellon.

Source : Wikipedia

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Anecdotes

Rares sont les enfants à avoir une présence importante dans la série; ici un jeune garçon va être d’une grande utilité pour le lieutenant.

Le robot utilisé est le même que celui du film Planète interdite : Robby le robot. Dans l’épisode, il est manipulé par un enfant surdoué, Steve Spelberg, dont le nom vient de Steven Spielberg, qui avait réalisé l’épisode 3 (1-1) Le Livre témoin (Murder by the Book), mais qui n’était pas encore célèbre à l’époque.

Durant la séquence de début d’épisode où l’on voit le déroulement de l’exercice de stratégie militaire, les participants évoquent nommément la Russie et la Chine. Ces références disparaissent complètement dans la version française.

Dans cet épisode, Columbo explique que son chien n’a pas de nom, parce que lui et sa femme n’ont jamais pu se mettre d’accord; pour cette raison ils l’appellent juste le Chien ou ils le sifflent, ce qui ne change rien car de toute façon, il ne vient pas.

Dans la version française, lorsqu’il se présente à Columbo, on peut entendre que le Dr Cahill se prénomme « Michael » et non « Marshall ».

Columbo fait référence à sa « femme et ses enfants », laissant entendre une famille plus nombreuse qu’on ne le croyait peut-être auparavant.

Les scènes principales de la salle informatique sont constituées d’anciens décors de The Andromeda Strain (1971). Ceci est clair par la porte d’entrée avec les deux voyants d’avertissement rectangulaires au-dessus de la porte. Au-dessus des rectangles se trouvent également deux cercles vides où, dans The Andromeda Strain, il s’agissait d’une horloge et d’un compte à rebours.

Le personnage de José Ferrer « Marshall Cahill » est un hommage au film de John Wayne Les cordes de la puissance (1973).

Il y a deux acteurs liés à Star Trek (1966) : Arthur Batanides et Robert Walker Jr. (Charlie X)

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