Histoire

Wayne Jennings, un tennisman gigolo et grand homme à femmes est sur le point d’épouser Theresa Goren, une riche et célèbre romancière, au grand dam de Jess McCurdy, la sœur de cette dernière et également son agent littéraire. Quand, après un coup de téléphone, il croit le mariage annulé, il se précipite chez sa fiancée pour l’assassiner.

Avis

« Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ? »

C’est exactement ce que je me suis dit en regardant cet épisode pour la première fois. Le revisionnant pour cette chronique, mon opinion s’est affiné. C’est l’un des pires épisodes de la série, à ranger avec La montre témoin et un autre épisode qui s’en vient. D’ailleurs, Meurtre en deux temps partage avec La montre témoin son scénariste, Jackson Gillis. Pour sa défense, il a aussi écrit de bons épisodes, mais ces deux épisodes sont à chier. Je ne sais pas lequel est le plus mauvais. La montre témoin est tellement bizarroïde qu’on peut en rire. Le parti pris en terme de réalisation, de mise en scène et de jeu est tellement what the fuck qu’on peut regarder l’épisode au trente-troisième degré. Ici, rien ne va. Ce n’est pas un épisode de Columbo mais Amour, gloire et beauté.

Rien ne va dans cet épisode, à commencer par le jeu des acteurs, surjoué, digne des plus mauvais soap-opéra. Les femmes y sont toutes idiotes, ou hystériques et l’assassin, playboy supposé irrésistible, est fade. On ne croit pas non plus une seule seconde que la victime a passé ce fameux coup de téléphone. Non pas parce que la mauvaise mise en scène nous le fait comprendre tout de suite mais parce que l’actrice ne fait aucun effort pour maquiller sa voix. Comment l’assassin, Wayne, peut-il croire que c’est sa future femme au bout du fil ? Incompréhensible. Incompréhensible aussi certains agissements de Columbo et ses interactions avec Schultz.

Columbo d’abord, et son obsession pour les petites culottes…

Et plus tard encore, Schultz trouve Columbo assis a son bureau, contemplant et tripotant la petite culotte de la morte. Même si cela prépare le gotcha final, cela dépeint Columbo comme un pervers ou, au mieux, comme c’est une piètre tentative de comédie. Et Schultz semble être énervé par la présence de Columbo. Tout le long de l’épisode, il est agressif, minimise ses actions et ses idées. Est-il jaloux ? C’est lourd et ça ajoute à l’épisode qui n’en avait pas besoin. Quant au gotcha final, c’est minable. C’est la plus mauvaise scène finale de la série.

Mettre sa culotte à l’envers, jamais une femme n’aurait fait ça. »

Columbo

La marche de la honte est justifiée ! Honte à vous pour cette déduction et pour cette scène et pour cet épisode. Cela permet au moins de trancher la question. Non, La montre témoin n’est pas le pire épisode de Columbo. Mais est-ce que Meurtre en deux temps est le pire épisode de la série ? Tremblez…

Notez cet épisode !

Anecdotes
  • Cet épisode est l’un des rares de la série où l’identité du coupable est mise en doute : on apprend rapidement que la victime qui se fait tirer dessus était déjà morte à ce moment-là.
  • Cet épisode marque le retour du scénariste Jackson Gillis, auteur des épisodes Plein cadreSOS Scotland Yard et Requiem pour une star’, ainsi que l’ultime épisode de la saison 5 : La montre témoin.
  • Au moment où Columbo est dans la nacelle avec Jennings et les deux techniciens, les quatre hommes sont apeurés par des volatiles. Le technicien noir affirme que ce sont des corbeaux alors que les plans montrent clairement des chauves-souris.
  • Jess McCurdy (Brenda Vaccaro) conduit la même BMW 750iL noire qui était conduite par Oscar Finch (Patrick McGoohan) dans un épisode précédent de la saison, Columbo : Agenda for Murder (1990).
  • La maison de plage de Theresa Goren à Malibu est la même maison appartenant à Joanna et Charles Clay dans le « Dernier salut au Commadore », 15 ans plus tôt.
Filmographie sélective de Andrew Stevens
  • 1963 : Il faut marier papa (The Courtship of Eddie’s Father) : Garçon au camp
  • 1985 : Les Dessous d’Hollywood (« Hollywood Wives ») (feuilleton TV) : Buddy Hudson
  • 1983 : Dallas (série TV) : Casey Denault
  • 2005 : Popstar (TV) : Professeur Brighton

Filmographie sélective de Brenda Vaccaro

Son nom Vaccaro est d’origine italienne. Elle est née à New York. Actrice de tout premier plan à l’écran comme à la scène et parfois même à la télévision, Brenda Vaccaro naît à Brooklyn, mais grandit à Dallas, au Texas. Son intérêt grandissant pour la scène la pousse à faire plusieurs apparitions dans de petites productions de lycée et finira par favoriser le démarrage d’une carrière professionnelle dans les années 1960.

Nommée à plusieurs reprises pour différents rôles pendant sa carrière cinématographique ou télévisuelle, elle remporte enfin un Emmy Award pour The Shape of Things (1974) et un Golden Globe Award pour Once Is Not Enough (1975). Plus tard, elle est plébiscitée par les critiques pour son rôle mémorable dans Supergirl (1984). Parallèlement à ses différents rôles, elle est également connue pour ses apparitions publicitaires pour Playtex et prêtera aussi sa voix pour des séries d’animation ou des séries TV.
Source : Wikipédia


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