Histoire

Edward et Ruth Lytton sont frère et sœur. Par héritage familial, ils sont copropriétaires d’un musée privé d’antiquités qui est pourtant un véritable gouffre financier. Le bâtiment est une villa sur les hauteurs de la ville. Ruth est la conservatrice du musée, Edward en est l’administrateur. Il souhaite arrêter les frais tandis que Ruth, au contraire, veut que le musée puisse continuer d’exister. Ruth va parvenir à manipuler le nouveau gardien des lieux. Il est délinquant et joueur et elle l’incite à commettre en pleine nuit un cambriolage de certaines pièces du musée, en échange d’une avance. Elle lui affirme qu’elle pourra encaisser ainsi l’argent de l’assurance et que ce sera pour lui une occasion de changer de vie. Il accepte sa proposition. Ruth lui donne une liste des objets à voler.

Avis

L’interprétation de Joyce Van Patten sauve cet épisode. C’est la seule chose que l’on retiendra. Sa meurtrière vieille fille, désespérément seule et cherchant à s’émanciper rappelle un peu le personnage de Beth Chadwick. Mais là où le personnage de Beth était parfaitement écrit, celui de Ruth Lytton laisse à désirer. Cela aurait pu être un excellent épisode avec une meilleure caractérisation des personnages. Les agissements de Ruth sont incompréhensible. Elle fait tout pour accuser sa nièce puis elle avoue son meurtre pour ne pas porter préjudice à sa nièce ? Où est la logique ? Pourquoi vouloir faire accuser sa nièce en premier lieu alors ? Une nièce qu’elle traumatise en lui faisant découvrir les 2 cadavres.

Là est tout le problème de l’épisode, le scénario hésite entre deux possibilité pour l’assassin sans jamais trancher. Pour résumer le problème, on apprend que Ruth était fiancé et que son fiancé a rompu ses fiançailles pour se marier avec Phyllis, la sœur de Ruth. Puis, vers le milieu de l’épisode, il est suggéré que Jeannie, la nièce de Ruth, pourrait en fait être sa fille. On n’en saura pas plus, et ce flou rend l’épisode bancal et incohérent.

En effet, soit Jeannie est la fille de Ruth et plusieurs indices vont dans ce sens : Ruth est proche d’elle, elle la protège constamment et Jeannie lui dit même qu’elle a plus été une mère que sa propre mère. Mais alors, pourquoi Ruth la piège ? Incohérence.

Soit Jeannie n’est pas sa fille et Ruth a développé pour cette famille une haine tenace et obsédante. Elle tue le mari de sa sœur, son ex-prétendant, comme le révèle Columbo, et Ruth met au point un plan sur plusieurs décennies pour se venger. Assassinat de son ex-fiancé, de son frère, et faire porter la responsabilité du meurtre sur sa nièce pour que sa sœur ressente une fois dans sa vie la solitude qu’elle a ressenti. C’est l’hypothèse la plus intéressante, celui définit un personnage jamais vu dans Columbo, une sorte de serial killer vengeresse, froid, sans pitié aucune. MAIS on bute encore une fois sur le final de l’épisode. Pourquoi avouer aussi facilement tout en mettant un point d’honneur à protéger Jeannie en mettant ses aveux en jeu à la condition que Columbo retire ses accusations « trompeuses » sur la mort du père de Jeannie. A quoi cela rime-t-il ? Il n’y a pas de logique.

Malgré cet énorme défaut, l’épisode se laisse regarder. Ce qui aurait pu être un beau portrait d’assassin est un divertissement passable, loin des standards de qualité des Columbo habituel. L’humour sauve les meubles, même s’il est parfois trop lourd. Céleste, en dame du monde quasi ruinée et qui s’évanouit à la moindre contrariété aurait pu avoir un meilleur rôle, elle aussi.

Sur le ton de l’humour, la nouvelle coiffure de Columbo est un bon moment et le monologue/numéro de Daryl est peut-être le meilleur moment de l’épisode.

– Si vous ne répondez pas ici, il faudra me suivre au poste de police…
– Très bien, arrêtez-moi, ça ne m’étonne pas de la police. Et pendant que vous y êtes, prenez-vous en à ma clientèle, faites annuler tout mes rendez-vous, emmenez tout le monde au poste. Arrêtez-moi ! Vous avez des menottes avec vous, arrêtez-moi ! Je suis surpris que vous ne m’ayez pas assommé déjà, ce serait plus facile.

Daryl à Columbo

La première version du scénario a été écrite par Peter S. Fischer, bien connu des fans de la série. Cette première mouture était une relecture de Richard III (de Shakespeare), nommé In deadly hate (dans une haine mortelle), où un conservateur tuait son neveu. La réécriture a tout balayé.

J’avais l’idée de faire un Columbo qui soit une version moderne de Richard III et de ses deux neveux. Je voulais prendre Burgess Meredith dans le rôle qui corres­pondait à Richard JII, celui d’un type qui possède un musée médiéval avec ses deux neveux. Il veut se débarrasser des deux gars, tue l’un et fait accuser l’autre. C’était ainsi que j’envisageais l’histoire. Ç’a été totalement tourne­boulé. On me l’a ôté des mains, et on a tout bouleversé.

Peter S. Fischer

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Anecdotes
  • Peter S. Feibleman, qui a écrit la scénario de cet épisode, joue Milton Shaeffer, l’agent de sécurité du musée.
  • Joyce Van Patten, qui joue Ruth Lytton, était également dans Columbo : Réaction négative (1974), dans lequel elle incarnait la Nonne.
  • Le premier scénario, de Peter S. Fischer, était une interprétation de Richard III de Shakespeare, avec un conservateur nommé Richard qui tue son neveu nommé Edward. Il s’intitulait « In Deadly Hate », une phrase du monologue « Maintenant, c’est l’hiver de notre mécontentement ». Fischer n’a pas aimé le script final et a utilisé le pseudonyme de Lawrence Vail dans le générique de l’épisode.

Filmographie sélective de Joyce Van Patten

Sœur de l’acteur Dick Van Patten (1928-2015), demi-sœur de l’acteur et réalisateur Timothy Van Patten (né en 1959), et mère de l’actrice Talia Balsam (née en 1959, d’un bref mariage avec l’acteur Martin Balsam), Joyce Van Patten débute enfant au théâtre, jouant à Broadway dès 1941 (elle n’a pas encore sept ans). Entre autres, elle se produit à dix ans (d’octobre 1944 à janvier 1945) dans la pièce de Samson Raphaelson The Perfect Marriage, aux côtés d’Helen Flint, Miriam Hopkins et Victor Jory. Sa deuxième pièce adulte à Broadway est Un trou dans la tête d’Arnold Schulman en 1957, mise en scène par Garson Kanin, avec Paul Douglas et Lee Grant. Par la suite, elle crée notamment quatre pièces de Neil Simon, dont Brighton Beach Memoirs de 1983 à 1986 (avec Matthew Broderick et Željko Ivanek), et Jake’s Women en 1992 (avec Alan Alda, sa fille Talia Balsam, Kate Burton, Tracy Pollan, Helen Shaver et Brenda Vaccaro, entre autres), toutes deux mises en scène par Gene Saks. Citons encore L’Invitation au château de Jean Anouilh (dans l’adaptation de Christopher Fry) en 1999, où figurent parmi ses partenaires Frances Conroy, Simon Jones, Haviland Morris, Marian Seldes, Toby Stephens et Fritz Weaver. À ce jour, sa dernière prestation à Broadway est dans un drame musical représenté en 2011. Elle joue également Off-Broadway entre 1980 et 2013. Ainsi, elle y est l’une des interprètes de la pièce d’Eve Ensler Les Monologues du vagin, représentée de 1999 à 2003. Au cinéma, Joyce Van Patten contribue (toujours à ce jour) à seulement vingt-six films américains. Le premier — dans un petit rôle non crédité — est 14 Heures d’Henry Hathaway (avec Paul Douglas et Richard Basehart), sorti en 1951. Le deuxième est La Déesse de John Cromwell (1958, avec Kim Stanley et Lloyd Bridges). Le dernier est sorti en juin 2013. S’y ajoute le film franco-italo-irlandais This Must Be the Place de Paolo Sorrentino (2011, avec Sean Penn et Frances McDormand). Mentionnons aussi Mikey and Nicky d’Elaine May (1976, avec John Cassavetes et Peter Falk), Boire et Déboires de Blake Edwards (1987, avec Kim Basinger et Bruce Willis), et Copains pour toujours de Dennis Dugan (2010, avec Chris Rock et Adam Sandler). Pour la télévision, à ce jour, elle collabore à quatre-vingt-dix séries dès 1948, dont La Quatrième Dimension (un épisode, 1963), Columbo (deux épisodes, 1974-1976) et Histoires fantastiques (un épisode, 1986). La dernière est Made in Jersey, avec un épisode diffusé en 2012. En outre, Joyce Van Patten apparaît dans vingt-huit téléfilms entre 1969 et 1996, dont Vous ne l’emporterez pas avec vous de Paul Bogart (1979, avec Barry Bostwick et Blythe Danner).
Source : Wikipédia

Filmographie sélective de Jeannie Berlin
  • 1970 : Campus (Getting Straight) : Judy Kramer
  • 1970 : The Baby Maker : Charlotte
  • 1975 : Sheila Levine Is Dead and Living in New York : Sheila Levine
  • 2014 : Vice caché (Inherent Vice) de Paul Thomas Anderson : tante Reet
  • 2016 : Café Society de Woody Allen
  • 2022 : The Fabelmans de Steven Spielberg

Source : Wikipedia

Filmographie sélective de Celeste Holm

Celeste Holm est l’enfant unique d’une artiste peintre et d’un spécialiste du domaine des assurances. Elle étudie le théâtre à l’université de Chicago et débute sur scène en 1936, à Broadway, à l’âge de 19 ans. Elle donne naissance à son fils Theodor Holm Nelson, le 17 juin 1937, à Chicago. Elle apparaît dans plusieurs pièces de théâtre, dont Les Femmes, Oklahoma ! et Fille de Gaffe. Dans la production de Oklahoma!, Celeste chante « I Cain’t Say No ». Elle signe avec la 20th Century le contrat de son premier film, Three Little Girls in Blue (Trois Jeunes Filles en bleu ). Pour son troisième film, Gentleman’s Agreement (Le Mur Invisible), elle gagne l’Oscar du meilleur second rôle féminin et un Golden Globe. Elle est également nommée deux fois encore aux Oscars pour son interprétation, dans : Come To Stable (1949) et All About Eve (1950). Celeste est une star qui aime le théâtre : elle quitte donc Hollywood et n’y retourne que pour deux comédies musicales de la MGM dans les années 1950 : The Tender Trap (1955) et High Society (1956). En plus de sa carrière théâtrale, Celeste Holm apparaît à la télévision dans ses propres séries : Honestly Celeste (1954) et Who Pays ? (1959). Mariée cinq fois, Céleste Holm a épousé son cinquième mari, Frank Basile, en 2004.
Source : Wikipédia


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