Histoire

À Londres, Nicholas Frame et sa femme Lillian Stanhope sont deux comédiens de théâtre. Ils répètent Macbeth. C’est en séduisant le producteur Sir Roger Haversham que Lillian, avec la complicité de son mari, a conduit le Britannique à monter la pièce. Lorsque ce dernier s’en rend compte, il veut tout arrêter, mais dans la dispute qui s’ensuit, il prend un mauvais coup et meurt.

Avis

Premier voyage de Columbo et il se fait – comment en aurait-il pu être autrement ? – en Angleterre, à Londres ; terre de naissance de Sherlock Holmes et d’Hercule Poirot – oui, Poirot est né en Belgique mais sous la plume d’une écrivaine anglaise ! Columbo est le digne héritier de ces atmosphères de meurtres anglais où la logique et la déduction prennent le pas sur les courses poursuites et les coups de feu. Plongez le lieutenant dans cette ambiance est un vrai hommage au genre du whodunit. Et l’épisode est réussi. Très réussi même.

L’épisode précédent était divertissant mais péchait par une intrigue trop légère et un manque de déduction. Celui-ci coche toutes les cases. Peter Falk et Bernard Fox (qui joue le Superintendant Durk) s’en donnent à cœur joie. Leur duo fonctionne à merveille et Columbo, à la différence de l’épisode précédent, a des raisons de suspecter les assassins dès le début. Pourtant, il semble conduire l’enquête tout seul, du début à la fin. Le Superintendant Durk apparaissant ici et là pour des raisons légales.

Malgré ses qualités, Peter Falk a avoué dans une interview que ce n’était pas son épisode préféré. Dans la même interview, il révèle que la chaine voulait envoyer Columbo… au Japon !

« J’ignore pourquoi. Ils trouvaient l’idée géniale. »

Avec cet épisode, on s’aperçoit aussi de l’estime que portent ces supérieurs au lieutenant Columbo. Nous en aurons d’autres preuves dans les saisons suivantes.

C’est un épisode long, dans les 90 minutes qui fait la part belle aux scènes amusantes, gimmick de la série. L’arrivée de Columbo à l’aéroport, à la recherche de sa valise en est un exemple. De même que son trajet en voiture et ses tentatives de photos classiques de touristes ! Ceci expliquant sans doute pourquoi le lieutenant Durk essaie d’abord de couper court aux suspicions du lieutenant. Pourtant, petit à petit et avec la ténacité qu’on lui connait Columbo s’acharne.

L’épisode se démarque aussi par le jeu du chat et de la souris auquel se livre Columbo et le duo d’assassin. Ils ne font que se croiser, à la recherche d’un livre ou pourchassant un parapluie !

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Anecdotes

Toutes les scènes impliquant Wilfrid Hyde-White ont dû être tournées en Californie, car il était alors un exilé fiscal et devait des milliers de livres à l’Inland Revenue en Grande-Bretagne.

Lorsque Columbo descend le petit escalier en colimaçon jusqu’au sous-sol de stockage du musée de cire, l’escalier avec la lumière octogonale au-dessus est le même que celui utilisé dans l’épisode précédent « Etude en noir » pour le club où joue le trompettiste (James Olson) .

Seuls certains plans de lieux et une scène d’intérieur (la visite de Columbo au gentleman’s club du surintendant Durk) ont été filmés en Grande-Bretagne. 
Le reste des scènes de studio, et toutes celles qui se déroulent dans la maison de campagne de Sir Roger, ont été tournées en Californie.

Lillian Stanhope est interprétée par Honor Blackman, qui était Cathy Gale dans Chapeau melon et bottes de cuir de 1962 à 1964. La scène où elle boit du champagne dans le lit rappelle bien sûr son partenaire John Steed (Patrick Macnee) dans cette série. Son rôle de Pussy Galore, la James Bond girl dans le film Goldfinger est sans doute le film le plus notable de sa carrière.

Un épisode singulier qui se passe à Londres. Presque tous les clichés et clins d’œil possibles sont réunis : Big Ben, la relève de la garde, Tower Bridge, Scotland Yard. Quelques scènes mettent en relief des accents et choix des mots britanniques ou londoniens, au point que dans l’une d’elles, Columbo ne comprend pas ce qui se dit. Certains éléments font même partie intégrante du scénario : le parapluie typique londonien, Shakespeare, un majordome, et le musée de cire de Mme Tussaud. Le détective en chef superintendant Durk est joué par Bernard Fox dont on se souvient des apparitions dans les séries Ma sorcière bien-aimée (le Dr Bombay) et Papa Schultz (le colonel Crittendon).

Après que son personnage ait récupéré Columbo à l’aéroport d’Heathrow, John Fraser , qui a passé presque toute sa carrière au Royaume-Uni, n’apparaît que dans des scènes tournées en extérieur, dans le cadre du tournage restreint en Grande-Bretagne.

Le titre vient du célèbre soliloque de « Macbeth » de William Shakespeare (Acte II, Scène I, lignes 33-39) : « Est-ce un poignard que je vois devant moi, / Le manche vers ma main ? Viens, laisse-moi t’agrippe : / Je ne t’ai pas, et pourtant je te vois ! / N’es-tu pas, vision fatale, sensible / Au sentiment comme à la vue ? le cerveau oppressé par la chaleur ? »

Le superintendant Durk (Bernard Fox) sera mentionné dans l’épisode Tout finit par se savoir.

v Le nom de famille du surintendant en chef détective est à noter : un dirk est un poignard écossais (et donc une allusion sournoise au titre), et durk est une variante d’orthographe historique.

Le bâtiment extérieur utilisé comme « London Wax Museum » était en fait le Royal College of Music.

Fraser dit à Columbo vers la fin que « le sort d’un policier n’est pas heureux ». Cette phrase est une citation de « Pirates de Penzance » de Gilbert & Sullivan.

Les séquences intérieures et extérieures tournées en Californie ont été photographiées par le directeur de la photographie habituel de Columbo, Harry Wolf, mais les séquences extérieures de Londres ont été filmées par le regretté et distingué lauréat d’un Oscar : Geoffrey Unsworth, dont le travail comprenait 2001: A Space Odyssey, Superman le film, Tess et le meurtre de l’Orient Express.

Private joke : « Lillian Stanhope » (Honor Blackman) dit « J’ai toujours voulu être dans un film d’horreur ». 
« Dagger of the Mind » a été diffusé le 26/11/72. 
À peine six mois plus tôt, le film d’horreur « Fright » était sorti, avec Honor Blackman.

On peut noter le caméo de Fran Ryan, elle incarne la dame que Columbo bouscule lors de la fouille des bagages.

Le titre énigmatique à la dernière page du journal que Columbo lit sur le banc de Marble Arch fait référence au transfert (pour 200 000 £) du footballeur Jeff Blockley de Coventry City à Arsenal (géré par Bertie Mee). 

L’un des rares épisodes à contenir deux meurtriers.

Honor Blackman apparaît ici près de 8 ans après son rôle emblématique dans Goldfinger.

Filmographie sélective de Richard Basehart
  • 1947 : Repeat Performance d’Alfred L. Werker : William Williams, Poet
  • 1953 : Titanic de Jean Negulesco : George S. Headley
  • 1954 : La Strada de Federico Fellini : Il ‘Matto’-The ‘Fool’
  • 1969 : Un homme qui me plaît de Claude Lelouch : Actor
  • 1982 : K2000 (Knight Rider) (TV) : Wilton Knight
  • 1983 : The Crowded Life (TV) : Narrator
Filmographie sélective de Honor Blackman

En 1947, elle décroche un petit rôle dans le film Fame is the Spur, avant d’être prise sous contrat par la Rank Organisation. Elle obtient le premier rôle féminin du film A Boy, A Girl and a Bicycle, de Ralph Smart, en 1949. Sa performance lui vaut d’être remarquée par la MGM et de donner la réplique à Elizabeth Taylor dans Guet-apens quelques mois plus tard. Elle enchaîne ensuite les films tout au long des années 1950, dans des productions britanniques essentiellement, restant souvent cantonnée à des rôles de jeunes filles timides et ingénues. On la voit notamment dans Si Paris l’avait su (1950) de Terence Fisher et Atlantique, latitude 41° (1958) de Roy Ward Baker, qui raconte l’épopée du Titanic. À la fin des années 1950, après un divorce et une dépression, elle connaît un passage à vide. Les rôles pour le grand écran se font plus rares. Elle se tourne alors vers la télévision. Elle apparaît dans plusieurs téléfilms et dans des séries passées depuis à la postérité, comme L’Homme invisible, Destination Danger et Le Saint. Mais c’est son rôle de Cathy Gale dans Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers) à partir de 1962, qui va lui apporter une immense renommée. Elle y est la partenaire de John Steed, interprété par Patrick Macnee. Ce personnage de femme forte, très loin des rôles qu’elle a pu interpréter jusqu’à présent, manie le pistolet et pratique les arts martiaux. Honor Blackman devient alors un symbole du féminisme en Grande-Bretagne et participe au mouvement d’émancipation de la femme. Elle ne délaisse pas le cinéma pour autant, puisqu’elle apparaît dans la grosse production Jason et les Argonautes de Don Chaffey en 1963, aux effets spéciaux particulièrement réussis pour l’époque, dus au célèbre Ray Harryhausen.
Source : Wikipedia

Filmographie sélective de Bernard Fox
  • 1956 : Soho Incident : McLeod
  • 1957 : Blue Murder at St. Trinian’s : un photographe
  • 1962 : Le Jour le plus long (The Longest Day) : un soldat anglais
  • 1997 : Titanic : Col. Archibald Gracie
  • 1999 : La Momie (The Mummy) : Capitaine Winston Havlock
  • 2004 : Surge of Power : Cameo

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