S02E01 – Symphonie en noir/Étude in black

Double effet, double sensation avec cet épisode, le premier de la deuxième saison. D’abord, bien entendu, le plaisir intact de retrouver Peter Falk aux prises avec John Cassavetes. Amis à la ville, leurs duo est exemplaire en terme de jeu et de complicité. Nous avions laissé un Columbo un peu effacé dans les derniers épisodes de la saison dernière, nous le retrouvons ici avec toute sa force et son caractère. Mais aussi, une petite déception, légère, imperceptible, comme le seul petit nuage qui vient chercher des noises au soleil un jour d’été : l’intrigue.

Autant le dire tout de suite, si l’épisode se suit avec bonheur, on tique tout de même sur certains choix d’Alex Benedict. Certaines choses ne nous paraissent pas crédible. Alors ce sont de toutes petites choses mais mis bout à bout, le scénario en prend un coup.

Tout d’abord, Alex Benedict est un assassin méticuleux, avec un plan solide. Pour ne pas être soupçonné, il laisse sa voiture dans un garage et fait, au pas de course, le trajet entre le concert et sa voiture. Seulement voilà, il le fait en imperméable qu’il serait difficile de qualifier de discret.

Passons outre le fait qu’il endosse la même tenue lorsqu’il retourne sur les lieux du crime et penchons-nous plutôt sur la façon dont il quitte les lieux après son forfait commis. Il sort, par la grande porte, lunette noire, imperméable voyant, pour se diriger vers sa voiture… garée quasiment devant la maison de la victime ! Pour un homme venant de commettre un crime et si soucieux de se donner un alibi, voilà une curieuse façon de se jeter soi-même des bâtons dans les roues.

Alex Benedict est un assassin 50/50. La première moitié veut croire au crime parfait : réfléchi, préparé, parfaitement exécuté. La deuxième moitié n’en a absolument rien à foutre ! Il faut le voir agir avec précaution pour ne laisser aucune empreinte chez sa victime, avant, d’allégrement, poser sa main nue sur un mur.

Quant à la preuve finale, cet œillet qu’il est allé récupéré sur les lieux même du crime, est facilement réfutable avec un bon avocat. Tant d’explications sont possibles ! (Il avait l’œillet dans sa poche et il est tombé en arrivant; ce n’est pas son œillet, il a cru que c’était le sien et l’a ramassé machinalement en pensant qu’il venait de le faire tomber…).


Filmographie de John Cassavetes
Réalisateur
  • 1959 : Shadows
  • 1970 : Husbands
  • 1974 : Une femme sous influence (A Woman Under the Influence)
  • 1985 : Big Trouble
Filmographie de Blythe Danner
  • 1972 : To Kill a Clown  de George Bloomfield : Lilly Frischer
  • 1992 : Maris et Femmes (Husbands and Wives) : La mère de Rain
  • 2000 : Mon beau-père et moi (Meet the Parents) : Dina Byrnes
  • 2018 : Hearts Beat Loud de Brett Haley : Marianne Fisher
Filmographie de Myrna Loy

Myrna Loy est une actrice américaine, née Myrna Adele Williams le 2 août 1905 à Radersburg (en) (Montana, près d’Helena) et morte le 14 décembre 1993 à New York. Elle fut surnommée « la reine de Hollywood » ou encore « l’épouse idéale » durant les années 1930. Elle fut à cette époque un modèle féminin. Les hommes voulaient l’épouser et les femmes lui ressembler. Quelques acteurs américains l’ont harcelée afin de passer une nuit avec elle. Elle resta discrète sur sa vie privée, bien que les tabloïds aient voulu en savoir plus. Elle s’est mariée quatre fois, n’eut pas d’enfants, a mené une carrière prestigieuse et s’est consacrée à des œuvres sociales.

  • 1925 : What Price Beauty? (it) de Tom Buckingham : une vamp
  • 1981 : Summer Solstice de Ralph Rosenblum (TV) : Margaret Turner

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